Histoire du CBD

La petite histoire du CBD

Le CBD, une molécule qui suscite bien des recherches!

  • 1940 : Découverte du cannabidiol (CBD) aux Etats Unis par une équipe de chercheurs de l’Illinois: il est isolé d’un extrait de cannabis mais il est considéré comme toxique.
  • En 1960, Raphael Mechoulam, chercheur en chimie à l’université Hebraïque découvre sa structure exacte. Son équipe  parvient à synthétiser le CBD et le THC pour la première fois l’année suivante. C’est le début  des recherches sur les applications du CBD.
  • En 1970, Premières recherches appliquées sont menées:
  • Un laboratoire brésilien annonce en 1973 que le CBD réduit les convulsions provoquées lors de crises d’épilepsie chez des animaux. Une autre équipe montre ses effets anxiolytiques. il est constaté que le CBD réduit les nausées des  malades sous chimiothérapie ou encore qu’il améliore le sommeil.
  • En 1980, Raphael Mechoulam collabore avec une équipe de scientifiques de Sao Paulo (Brésil) :les convulsions des patients humains souffrant d’épilepsie sont réduites grâce au CBD.
  • En 1982,des études montrent ses effets antipsychotiques: il diminue les troubles comme la perception altérée, la dépersonnalisation.
  • En 1988, les scientifiques isolent un ensemble de récepteurs cellulaires spécifiques et de molécules chimiques, les endocannabinoïdes, réparties dans tout le cerveau et le corps humain: c’est le  système endocannabinoïde . Ces molécules ont la même structure que les phytocannabinoïdes comme le CBD ou THS. Le potentiel thérapeutique des composés du cannabis est envisagé.
  • A la fin des années 90, le cannabis médical est légalisé en Oregon, Alaska et dans l’état de Washington et le premier médicament à base de CBD est mis en vente : le Sativex, préconisé pour le traitement des douleurs chez les patients atteints de sclérose en plaques.
  • En 1999, un groupe de chercheurs des Instituts Nationaux de la Santé Mentale américains révèle qu’il est un puissant antioxydant cellulaire, alors que d’autres travaux postérieurs indiquent des propriétés neuro-protectrices. Le cannabidiol serait donc utile pour réduire la dégénérescence des neurones dans les maladies dégénératives comme Parkinson ou Alzheimer.
  • Dans les années 2000, les propriétés anti-inflammatoire et calmantes du CBD ainsi que son effet sur les cellules du système immunitaire sont mises en avant.  Des essais suggèrent que le cannabidiol freine l’avancée de l’arthrite rhumatoïde.  Il est  aussi capable de réguler la présence de certaines molécules concernées dans le développement de tumeurs, grâce à son action immunosuppresseur et anti-inflammatoire. Enfin, elles constatent l’efficacité du CBD pour soulager les douleurs chroniques d’origine neurologique.

D’autres recherches montrent des applications possible auprès de patients atteints de schizophrénie, de maladies cardio-vasculaires ou encore de cancers. On observe que le CBD aide à maintenir un confort de vie.

Son action est reconnue sur les douleurs articulaires des personnes âgées. Il est une solution au stress, aux problèmes de sommeil. Il permet de limiter les traitements de type anxiolytique et anti inflammatoire. Il est déjà administré aux patients dans certaines maisons de retraite en Israël pour améliorer leur confort.

Dernières nouvelles des législations en France et Europe:

En 2016, l’Association européenne du chanvre industriel demande une révision des textes réglementaires dans l’alimentaire, la cosmétique, la médecine naturelle à base de plantes et comme médicament, en exposant que : “Le CBD a un large éventail d’effets physiologiques bénéfiques et un profil favorable en termes de sécurité du consommateur. De nombreuses études scientifiques prouvent le potentiel thérapeutique pour un grand nombre de maladies et de symptômes comme les troubles anxieux (comme le syndrome de stress post-traumatique), l’obésité, l’épilepsie, la dystonie, le diabète, le cancer, la neurodermatite et la maladie d’Alzheimer. Ses propriétés antibactériennes peuvent être utilisées pour prévenir l’infection et contrôler l’inflammation puisque le cannabidiol est efficace contre les staphylocoques, les streptocoques et même contre le SARM cliniquement pertinent (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline). Les effets pharmacologiques à des doses plus faibles sont des propriétés de maintien de la santé (effets physiologiques). Ceux-ci incluent des effets antioxydants, neuroprotecteurs et anti-inflammatoires. Par exemple, il est un antioxydant neuroprotecteur plus puissant que l’ascorbate (Vitamine C) ou le tocophérol (Vitamine E). En tant qu’ingrédient cosmétique, le CBD peut être utilisé pour diminuer le sébum/sébocytes.”

En novembre 2017, l’OMS se penche sur la question du CBD en tant que substance psychotrope potentielle, en plaçant le cannabidiol sous le risque d’un classement similaire à celui du THC. A la suite de ces études, les représentants de l’OMS ont fait parvenir à la Commission des Stupéfiants des Nations Unies (CND) leur expertise, “à ce jour, il n’y a aucune preuve de problèmes de santé publique liés à l’utilisation de CBD pur“. En fait, les preuves suggèrent que le CBD est un composant actif majeur du cannabis thérapeutique, parmi d’autres ingrédients, qui réduit les effets psychotropes du THC.

Dix-sept pays européens autorisent à  ce jour le cannabis à des fins médicales.

La Ministre de la Santé en France, Agnès Buzyn, indique dans sa déclaration du 24/05/2018 : “La France a pris du retard au sujet des recherches sur le cannabis médical. Il n’y a aucune raison d’exclure le cannabis pour traiter les douleurs.” ” J’ouvre le débat avec les institutions responsables de ce développement. Il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes. J’ai demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de me faire remonter l’état des connaissances sur le sujet.”

Néanmoins, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives s’est empressée de préciser  que” la teneur inférieure de 0,2% en THC était attribuée à la plante et non plus au produit fini dans lequel toute présence reste  interdite.

Le 25 octobre 2019, l’amendement déposé par le député Olivier Véran (LREM) a été voté à l’Assemblée Nationale, donnant le feu vert pour une expérimentation du cannabis thérapeutique sur 3000 patients en France en 2020 et sur une durée de 2 ans. L’ANSM avait donné son aval au mois de juillet 2020.

A ce jour,il existe de nombreuses études au niveau international faisant l’inventaire des propriétés du CBD pour la santé. Le domaine est prometteur et étendu, les législations des pays doivent  évoluer pour permettre à tous de bénéficier de ces bienfaits.